Un rayon de soleil serait pas superflu...
Au balcon de mon 2 pièces, je fume en hiver, en crachant de bons vieux glaires, comme j'aurais craché le noir de ma nuit...
Comme j'aurais craché la haine où l'amour, comme le fit ma mère en me crachant moi...
Janvier, à ma fenêtre, à mes pieds se dégorge le monde...
Je sais qu'en bas, au coin, quelque chose m'attend, ou bien quelqu'un...
Et les gens m'aiment parce que je suis triste, alors pourquoi ils veulent que je change?
Et les gens m'aiment parce que je suis seul, et les gens m'aiment parce que j'ai mal...
Et les gens m'aiment parce que je meurs à leur place, en quelque sorte...
Drôle d'histoire, j'y comprend rien...
Janvier, à ma fenêtre, je tire le rideau...
Rien ne sera plus jamais beau...
Les gens qui vivent autour de moi savent bien à quel point je t'aime, ils ne voient pas bouger mes lèvres, mais ils savent qu'elles parlent de toi...
Les gens qui vivent autour de moi ne me demandent plus à quoi je pense, ils savent que je vis un monde de glace...
Ils savent que leur sourire ne réchauffe que son porteur, ils savent que jamais plus tu ne me tendras la main...
Ils voudraient bien que je t'oublie, que je les aiment autant que tu me fais la gueule...
Les gens qui m'aiment sont bien seuls...
Et moi, je suis bien tout seul avec tous ces gens qui m'aiment...
Tous ces gens qui m'aiment...




